Le point marché financiers - Juin 2021

Dernière mise à jour : il y a 3 jours

D’une ampleur sans précédent, la crise sanitaire que nous traversons impacte profondément nos économies ainsi que les marchés financiers. Pour mieux vous accompagner, nous avons décidé de vous partager de façon régulière notre sélection des principales informations économiques et notre analyse des marchés financiers.


CONJONCTURE Le PIB (la production totale de biens et services) de la France s’est contracté de 0,1 % au premier trimestre 2021 par rapport au trimestre précédent, selon des chiffres publiés vendredi dernier par l’institut national de statistiques Insee. Il s’agit d’une révision des chiffres communiqués le mois dernier, qui faisaient état d’une progression de 0,4 % sur ce trimestre. Le déficit public, qui s’élevait à 9,2 % du PIB en 2020, devrait atteindre 9,4 % du PIB en 2021, contre des prévisions antérieures de 9 %, selon des estimations données par le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, lundi sur France 2.


SOUTIEN ÉCONOMIQUE

Depuis mardi, la part de la perte du chiffre d’affaires indemnisée par l’État est plafonnée à 40 % dans le cadre du fonds de solidarité mis en place pour les entreprises les plus affectées par la crise liée au Covid-19 (secteurs « protégés »). Ce chiffre va descendre à 30 % en juillet et 20 % en août, a précisé le ministère de l’Économie fin mai. En ce qui concerne le chômage partiel, les salariés bénéficiaires sont toujours indemnisés à hauteur de 70 % de leur salaire brut, mais la part prise en charge par l’État baisse depuis mardi dans les secteurs non protégés.


RELANCE

Le Conseil européen, qui réunit les dirigeants des États membres de l’UE, a annoncé lundi avoir reçu les notifications formelles des 27 États membres permettant à la Commission européenne de commencer aujourd’hui un processus d’émission de dette pour le financement du plan de relance européen. La Commission européenne a prévu d’emprunter environ 150 milliards d’euros par an entre mi-2021 et 2026.


AUTOMOBILE


Les ventes de voitures hybrides, qui combinent un moteur thermique et un moteur électrique, ont quasiment égalé les ventes de voitures diesel entre janvier et mai, selon les données publiées mardi par le Comité des constructeurs français d’automobiles, un syndicat professionnel. Sur les cinq premiers mois de l’année, les voitures hybrides ont représenté 23,6 % des ventes de voitures en France (contre 10,9 % entre janvier et mai 2020) et les voitures diesel 23,7 % des ventes (contre 32,4 % entre janvier et mai 2020). La part des voitures électriques s’est établie à 7,1 % entre janvier et mai 2021.


FISCALITÉ DES ENTREPRISES Le département du Trésor américain, l’équivalent du ministère de l’Économie, a annoncé jeudi dernier avoir proposé un taux d’imposition mondial sur les sociétés d’au moins 15 % aux membres du G20, qui rassemble les 20 principales puissances économiques de la planète, et aux membres de l’OCDE, qui réunit 38 pays parmi les plus développés du monde. Le ministre irlandais des Finances a déclaré mardi que son pays n’avait pas l’intention d’augmenter son taux d’imposition des sociétés actuellement fixé à 12,5 %.


BITCOIN

Le cours du bitcoin, une monnaie électronique permettant des transactions sans autorité centralisée, a perdu plus de 30 % de sa valeur depuis début mai, atteignant environ 32 100 euros mercredi matin. Le 18 mai, trois fédérations bancaires chinoises avaient appelé les établissements financiers à ne pas accepter ni utiliser de cryptomonnaies comme moyen de paiement.


MARCHÉS FINANCIERS Le médiateur de l’Autorité des marchés financiers, chargé de régler des litiges en matière financière (actions, obligations, etc.), a reçu 1 479 dossiers en 2020, soit une hausse de 14 % par rapport à 2019, selon un rapport publié mercredi dernier par cette autorité administrative indépendante. De nombreux dossiers sont dus « aux problèmes d’exécution d’ordres de bourse d’investisseurs novices, parfois par méconnaissance des règles de base de l’investissement en actions », souligne l’Autorité des marchés financiers



Les principales levées de fonds de sociétés non cotées en France



Les quatre principales levées de fonds de sociétés non cotées en bourse en France ont eu lieu depuis 2020. L’entreprise Contentsquare, spécialisée dans l’analyse du parcours des utilisateurs de sites internet et d’applications mobiles, a annoncé le 25 mai avoir levé 408 millions d’euros, ce qui en fait la plus importante levée de fonds pour une entreprise non cotée en France. Elle devance l’éditeur de jeux vidéo Voodoo (400 millions d’euros en 2020) et le vendeur d’appareils électroniques reconditionnés Back Market (276 millions d’euros en 2021).

Une levée de fonds est une procédure par laquelle une entreprise augmente son capital en émettant de nouvelles actions souscrites par des investisseurs. Cet apport financier lui permet de financer son développement ou de faire face à des pertes. Contrairement à un emprunt bancaire, l’entreprise n’a pas à rembourser l’argent qu’elle reçoit. Les fondateurs voient en échange leur part dans le capital de la société diminuer. Les investisseurs espèrent rentabiliser leur investissement grâce à une revente ultérieure de leurs actions avec une plus-value, ou au versement de dividendes si la société devient bénéficiaire. L’entreprise peut lever des fonds auprès de différents types d’investisseurs, tels que les « business angels » ou les fonds de capital-risque. Un « business angel » est une personne physique, souvent un ancien entrepreneur, qui décide d’investir dans des entreprises une partie de son patrimoine financier. Une société de capital-risque a pour activité de prendre des participations dans le capital d’entreprises non cotées en bourse.



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