Le point marché financiers - Mai 2021

Dernière mise à jour : il y a 3 jours


D’une ampleur sans précédent, la crise sanitaire que nous traversons impacte profondément nos économies ainsi que les marchés financiers. Pour mieux vous accompagner, nous avons décidé de vous partager de façon régulière notre sélection des principales informations économiques et notre analyse des marchés financiers.

Emploi : Le nombre de demandeurs d’emploi sans aucune activité (catégorie A de Pôle emploi) s’élevait à 3,8 millions en moyenne au premier trimestre 2021, soit une baisse de 0,4 % par rapport au trimestre précédent, en France (hors Mayotte), selon les chiffres publiés hier par la Dares, le service des statistiques du ministère du Travail. Ces demandeurs d’emploi sont toutefois 6,3 % de plus qu’il y a un an.


Cryptomonnaie :


L’entreprise américaine Coinbase, qui gère une plateforme d’achat de cryptomonnaies, a fait son entrée en bourse mercredi dernier au Nasdaq, la bourse de New York réservée aux entreprises de technologie. Il s’agit de l’une des plus importantes introductions en bourse de ces dernières années par la valeur des actions souscrites. L’entreprise revendique 56 millions d’utilisateurs dans le monde.



Levée de fonds :

L’entreprise Alan, spécialiste de l’assurance santé en ligne, a annoncé mardi avoir levé 185 millions d’euros auprès de plusieurs investisseurs. Cette levée de fonds permet à l’entreprise, créée en 2016, d’atteindre une valorisation de 1,4 milliard d’euros, ce qui en fait la 12e « licorne » française, selon Cédric O, le secrétaire d’État chargé de la Transition numérique, après Doctolib ou encore BlaBlaCar. Une licorne est une entreprise du secteur des nouvelles technologies, non cotée en bourse, dont la valorisation atteint au moins un milliard de dollars.


L’économie du football


12 clubs de football anglais, espagnols et italiens, dont le Real Madrid, la Juventus Turin et Manchester United, ont annoncé lundi dernier la création d’une « Super Ligue » européenne, une compétition semi-fermée à laquelle ces clubs seraient assurés de pouvoir participer. Face aux protestations de l’UEFA (l’association organisant les compétitions européennes de football), à celles de nombreux supporters et de dirigeants politiques, neuf de ces clubs ont ensuite décidé de se retirer du projet. Cette nouvelle compétition avait pour objectif de permettre aux clubs fondateurs de bénéficier de revenus supplémentaires et « d’améliorer la qualité et l’intensité des compétitions européennes ». Le club italien de la Juventus Turin, qui n’a pas annoncé son retrait, a déclaré mercredi dernier qu’il restait « convaincu de la validité » du projet. Le président du Real Madrid, Florentino Pérez, a précisé le lendemain que le projet était « en stand-by ». La banque américaine JPMorgan avait annoncé mardi dernier investir 3,5 milliards d’euros dans la compétition, avant de se rétracter trois jours plus tard. « Nous avons clairement mal évalué la façon dont cet accord serait perçu par la communauté du football dans son ensemble », a expliqué le groupe.


Les droits télévisuels :

Les droits télévisuels constituent les principales recettes des clubs de football professionnels. Pour la saison 2018-2019, ils ont représenté 36 % des revenus des clubs des championnats de France de Ligue 1 et de Ligue 2, selon un rapport publié en 2020 par la Direction nationale du contrôle de gestion, une commission indépendante chargée de surveiller les comptes des clubs de football professionnels en France. Les droits TV consistent, pour une ligue ou pour un club, à accorder à une ou plusieurs sociétés le droit de retransmettre des matchs à la télévision sur un territoire donné. Ils sont généralement attribués après une procédure de vente aux enchères. Le plus souvent, les droits TV appartiennent aux ligues qui gèrent collectivement les droits de retransmission des matchs et les redistribuent aux clubs. Ils appartiennent plus rarement aux clubs, comme au Portugal.


Les sponsors :


« Les clubs cherchent des ressources publicitaires croissantes pour faire face à l’inflation de leurs charges de structure et, surtout, des charges salariales », souligne l’économiste français Jean-François Nys dans un article publié en 2010. La pratique du « naming », qui consiste pour un annonceur à donner son nom à une compétition, un stade ou une équipe sportive, s’est développée en France ces dernières années. « Pour pouvoir donner son nom à une compétition, une enceinte ou une équipe sportive, un annonceur doit conclure un contrat avec un détenteur de droits qui reçoit des contreparties financières », souligne le ministère des Sports, dans une note d’analyse publiée en 2018. Le montant du contrat de « naming » signé en 2015 par Orange pour accoler son nom à celui du Stade Vélodrome à Marseille s’élève par exemple à 2,7 millions d’euros par an sur 10 ans, selon le Centre de droit et d’économie du sport, un centre d’expertise spécialisé dans le sport.


Les 20 clubs avec les revenus les plus importants dans le monde ont perçu 8,2 milliards d’euros de recettes durant la saison 2019-2020, en baisse de 12 % par rapport à la précédente saison, en raison de l’impact du Covid-19, selon un rapport publié en janvier par le cabinet de conseil Deloitte. Trois clubs – le FC Barcelone, le Real Madrid et le Bayern Munich – ont capté près d’un quart de ce montant.


Le marché des transferts :

Le marché des transferts est un marché économique qui s’ouvre à deux reprises en hiver et à l’été en Europe, où l’offre (le club d’appartenance du joueur) rencontre la demande (le club acheteur). Pendant ces deux périodes, les clubs de football sont autorisés par les ligues, comme en France ou par les fédérations, comme en Angleterre, à transférer ou à prêter l’un de leurs joueurs à un autre club. « Pour le club acheteur, le transfert représente l’acquisition d’une ressource mesurée par le talent du joueur », explique l’économiste français Jean-François Brocard dans un article publié en 2010. En 1995, l’arrêt Bosman, une décision de justice européenne, a permis la libre circulation des joueurs européens et le développement du marché des transferts en mettant fin au principe de quotas limitant le nombre de joueurs étrangers pouvant jouer dans chaque club. Selon un rapport de la Fédération internationale de football (FIFA), publié en janvier 2020, le montant total des transferts dans le monde a été multiplié par plus de 2,5 entre 2011 et 2019.


Le fair-play financier :


Les clubs de football sont des entreprises et certains, comme l’Olympique lyonnais ou la Juventus Turin, sont cotés en bourse. Le fair-play financier est une règle instaurée en 2011 par l’UEFA pour garantir leur santé financière. Elle oblige « les clubs de football participant aux compétitions européennes à respecter l’équilibre entre leurs dépenses et leurs recettes », expliquent les économistes français Patrice Bouvet et Christophe Lepetit dans un article publié en 2015. Le fair-play financier « aboutit notamment à une limite temporaire des transferts de joueur que peuvent effectuer certains clubs, et donc à une limite des investissements que ces mêmes clubs sont autorisés à effectuer chaque année », souligne l’économiste français Frédéric Palomino dans un article publié en 2015. L’UEFA a sanctionné en 2014 et 2019, selon les règles du fair-play financier, les clubs du Paris Saint-Germain et de Manchester City, rachetés par des fonds d’investissement étrangers et dont les investissements, par des apports en capital ou en compte courant, ont été très importants ces dernières années.




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